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Five × Five : Examen des prospectus en Suisse – Comment respecter votre calendrier et éviter les retards inutiles

Les vérifications de prospectus sont rarement la partie d’une transaction dont on aime parler, jusqu’à ce qu’elles déterminent le calendrier. En Suisse, toute personne qui lance une offre publique d’acquisition de valeurs mobilières ou qui demande l’admission de valeurs mobilières à la négociation sur une place boursière doit en principe publier au préalable un prospectus (art. 35 LBVM). De plus, en Suisse, le prospectus est généralement soumis à un examen formel par un organe de contrôle agréé par la FINMA avant sa publication, notamment pour vérifier son exhaustivité, sa cohérence et sa clarté (art. 51 LFI).

C’est précisément parce que cet examen est formel, basé sur un schéma et associé à des étapes de processus définies qu’il est facile à planifier. En mettant en place le processus de manière rigoureuse, vous faites de l’examen du prospectus une étape prévisible plutôt qu’une surprise de dernière minute avant la publication.

Les 3 causes les plus fréquentes de perte de temps et comment les éviter :

  1. Schéma de prospectus erroné : on travaille avec soin, mais en suivant un schéma erroné. Cela entraîne des demandes de précisions et des corrections, alors que les informations sont déjà disponibles.
  2. Dossier incomplet : des annexes manquantes ou dont la version n’est pas claire (en particulier en cas d’incorporation par référence) ralentissent le processus.
  3. Modifications de contenu tardives : ce n’est pas le prix final qui pose problème, mais les modifications de contenu supplémentaires apportées peu avant la publication, qui peuvent déclencher de nouveaux cycles de vérification.

Le fil conducteur : pas plus de texte, mais un texte vérifiable.

Quand est-il judicieux de contacter l’organisme de contrôle ? Quand faut-il d’abord s’adresser à un conseiller juridique ?

Il est judicieux de contacter l’autorité de contrôle lorsqu’un projet de prospectus quasi définitif est déjà disponible et qu’il s’agit concrètement des trois points que l’autorité de contrôle évalue effectivement : exhaustivité, cohérence, intelligibilité.

En revanche, lorsqu’il s’agit de questions de principe, il est généralement plus efficace de les clarifier d’abord avec le conseiller juridique, notamment :

  • Obligation de publier un prospectus : un prospectus est-il nécessaire (art. 35 FIDLEG) ?
  • Exceptions / structuration : des exceptions s’appliquent-elles, ou l’opération peut-elle être structurée de manière à ce que la documentation et le calendrier restent solides ?
  • Architecture de la documentation : que faut-il inclure dans le prospectus, dans les documents incorporés et dans les documents séparés ?

Pourquoi est-ce important ? L’autorité de contrôle n’est pas un « coach de transaction ». Elle procède à un examen formel selon le schéma applicable. Plus les questions de fond sont clarifiées tôt, moins il y aura de cycles de rectification ultérieurs pour des raisons évitables (schéma, structure, logique de dépôt).

Quel est le contenu minimum du prospectus, sans se perdre dans les détails ?

Le contenu minimal dépend du type de valeurs mobilières (p. ex. titres de participation, titres de créance, produits structurés). Le schéma de prospectus applicable selon la FIDLEV (annexes) fait foi ; l’organisme de contrôle s’y réfère pour vérifier l’exhaustivité formelle.

Concrètement, cela signifie que :

  • le prospectus doit présenter les informations essentielles de manière à ce qu’un investisseur moyen puisse comprendre l’offre et prendre une décision en connaissance de cause.
  • La présentation doit être compréhensible et ne doit pas comporter de contradictions, car c’est précisément ce qui fait l’objet du contrôle.

Une erreur courante n’est pas « un contenu insuffisant », mais « un contenu mal placé » :

  • les informations sont présentes, mais pas là où le schéma les attend ; ou
  • elles sont tellement dispersées qu’un tiers ne peut pas les trouver de manière fiable.

Cela entraîne généralement des demandes de précisions et des corrections, alors que les faits figurent déjà dans le document. Une structuration claire et une rédaction soignée permettent ici de gagner plus de temps que des pages supplémentaires.

Quelles erreurs font dérailler le calendrier ? Qu’est-ce qui est déterminant dans la dernière ligne droite ?

Le facteur classique qui fait dérailler le calendrier n’est pas la définition tardive de certains paramètres (par exemple, le prix) ; c’est normal dans de nombreuses transactions. La situation devient critique lorsque, peu avant la publication, des modifications de fond sont encore apportées au prospectus en plus des paramètres finaux.

Pourquoi est-ce délicat ?

  • dans la pratique, le processus d’approbation et de vérification repose sur un état complet et vérifiable des documents.
  • Plus il y a de changements dans la dernière ligne droite, plus il y a de chances que des demandes de précisions supplémentaires ou de nouveaux cycles de consultation surviennent.

La dimension temporelle met également en évidence la discipline nécessaire : dans la pratique, il faut prévoir des délais d’examen (souvent de 10 jours calendaires, souvent de 20 jours calendaires pour les nouveaux émetteurs), en fonction de l’émetteur, de son historique et de la complexité du dossier. Pour respecter le calendrier, il faut donc stabiliser le contenu du prospectus avant sa soumission.

Conseil pratique (plan de gel) :

  • Définissez dès le début quels contenus sont « gelés ».
  • Prévoyez les éléments qui devront inévitablement être complétés à la fin (par exemple, le prix) ; et maintenez tout le reste inchangé.
  • Gérez rigoureusement les versions (prospectus + documents incorporés + mise en page/traductions).

Que se passe-t-il si le prospectus n’est pas complet ?

Si la brochure n’est pas formellement apte à être approuvée, des modifications s’imposent dans la pratique. Et ces modifications prennent du temps, non seulement au niveau du texte, mais aussi en raison des :

  • les validations internes,
  • la mise en page/le formatage,
  • les traductions,
  • la coordination avec les banques et les autres parties prenantes.

La logique de dépôt revêt ici une importance particulière : en règle générale, le processus ne devient réellement efficace que lorsqu’une demande complète est disponible, y compris une version claire des documents intégrés par référence (incorporation by reference). Si un document manque ou si sa référence n’est pas claire, le processus est bloqué, même si la demande a été « déposée ».

Comment planifier l’examen du prospectus ? Comment pouvons-nous vous aider ?

L’examen du prospectus devient planifiable si vous le menez comme un projet avec des étapes claires, de la première ébauche à la publication :

  1. Clarifier l’obligation de publier un prospectus et son architecture : classification selon l’art. 35 FIDLEG, choix du schéma approprié, structure de documentation claire.
  2. Structurer le prospectus de manière cohérente en suivant le schéma : pas « plus de contenu », mais une structure vérifiable : placer les informations là où l’autorité de contrôle les attend.
  3. Garantir la cohérence et la clarté : les contradictions, les termes ambigus, les chiffres ou les périodes incohérents sont des motifs classiques de demande de précisions.
  4. Gérer la dernière ligne droite (gel, gestion des versions, publication) : définir dès le début ce qui peut encore être modifié le jour de la fixation du prix et ce qui ne peut pas l’être.

LINDEMANNLAW allie gestion de transaction, logique du prospectus et assurance qualité rédactionnelle. Nous vous aidons à cerner l’obligation de publier un prospectus et la procédure à suivre, à structurer le prospectus de manière à ce qu’il puisse être vérifié et à mener le processus vis-à-vis de l’autorité de contrôle de manière à respecter votre calendrier.

Notre offre : vérification de l’état de préparation du prospectus sous la forme d’un appel suivi d’un bref résumé écrit (liste de contrôle/note). Nous clarifions ainsi :

  • le schéma applicable,
  • les documents critiques, y compris les incorporations par référence,
  • les points de clarification habituels,
  • un calendrier réaliste et les prochaines étapes.

Vous savez ainsi où vous en êtes avant le dépôt et évitez les retards inutiles au moment décisif.

Avertissement : cette publication ne contient que des informations générales et ne constitue pas un conseil juridique. L’évaluation dépend toujours des circonstances propres à chaque cas. Pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière, veuillez nous contacter directement.

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